Critiques de films

Après un été à la fréquentation marquante mais aux sorties de qualités plutôt faibles, le mois de septembre a lancé la dernière ligne droite cinéma de l’année, celle de l’automne, tout en continuant de voir vivre les sorties estivales. Entre des sorties cannoises et la suite plus de trente ans après d’un film culte américain, septembre a été assez riche en nouveautés.
Au cinéma, la France a proposé deux films de procès aux styles bien différents, Le procès du chien de Lætitia Dosch et Le fil de Daniel Auteuil. Le pays au drapeau tricolore a aussi vu sortir de sa production unique au monde à son image de Thierry de Peretti ainsi que le film posthume Ma vie ma gueule de Sophie Fillières. Les deux grosses sorties du mois ont été les retours au cinéma de Tim Burton avec Beetlejuice Beetlejuice et de Francis Ford Coppola avec Megalopolis. Autre sortie marquante, celle du film Les graines du figuier sauvage du réalisateur iranien exilé Mohammad Rasoulof. En streaming, septembre n’aura vu sortir d’intéressant que Hit Man, nouveau film de Richard Linklater (Before Sunset) avec la star américaine actuelle, Glen Powell, directement sur mycanal. Les deux autres sorties streaming du mois ont été Miller’s Girl, film avec Jenna Ortega sorti sur Prime Vidéo plusieurs mois après sa sortie dans le reste du monde ainsi que Wolfs de Jon Watts avec le duo Clooney / Pitt.

Ne voulant m’infliger de films me paraissant de faible qualité, je n’ai donné leur chance ni à Miller’s Girl, ni à Wolfs, ni à Emmanuelle, bien que le second avait dans un premier temps suscité mon intérêt en raison de sa réalisatrice mais les retours presses ont calmés celui-ci. Par manque de temps, je n’ai pu voir Ma vie Ma gueule.
Pour ce qui est des films vus qui ne seront traités, Le fil est un téléfilm dont l’intérêt réside dans son twist, le reste étant ennui ; le procès du chien est un potentiel gâché rarement drôle, souvent mal joué et toujours perdu dont on ne veut retenir que l’humanité touchante ; Beetlejuice Beetlejuice est un film dans lequel Tim Burton s’amuse, ce qui rattrappe un peu l’écriture sans substance et l’absence régulière de saveurs ; à son image est un récit bousculant sur l’importance de la vie face à la lutte politique, un film questionnant le rôle d’un photographe de guerre et la violence inhérente aux conflits à travers des analogies bien trouvées ; enfin, Megalopolis est un film à la misogynie abandonnante, à la subtilité d’un éléphant et à la mégalomanie d’un roi de France dans lequel Coppola se perd dans ses propres ambitions et ses effets de style, soient vides de sens soient ridicules, le tout formant un mauvais rêve, celui d’un vieil homme dépassé par le temps.

Sont donc traités dans cet article Hit Man et Les graines du figuier sauvage.


Hit Man de Richard Linklater, sorti le 4 septembre

Quel nouvel acteur peut prétendre être ce qu’on appelle une “movie star” ? Si ce terme est à la base de la production Hollywoodienne d’avant et d’après guerre, rares sont ceux que l’on pouvait considérer comme tel dans la dernière décennie : Tom Cruise et Léonardo DiCaprio étant surement deux exceptions, deux acteurs dont les noms pouvaient convaincre les spectateurs de venir voir leurs films. Si Cruise semble conserver son rôle de grande star hollywoodienne comme le confirme le succès de Top Gun : Maverick, le succès relatif du dernier Mission Impossible interroge sur les capacités de l’acteur a toujours fédéré un large public. Mais dans la nouvelle génération, qui peut y prétendre ? Si la star de Mercredi, Jenna Ortega semble être une candidate à ce titre comme en témoigne le succès de Beetlejuice Beetlejuice, succès en partie dû à sa présence, c’est une autre star de Top Gun Maverick qui porte en lui l’idée d’une star de cinéma masculine pour les années à venir, un acteur qui s’investit dans ses long-métrages au point de co-écrire celui dont il est question, un acteur ayant commencé dans les films indépendants de Richard Linklater et qui continue de travailler avec lui : Glen Powell. Après le succès surprise de Anyone but you en début d’année, l’acteur revient directement en streaming avec celui qui l’a fait découvrir, Linklater, pour un film identitaire : que vaut ce nouveau Linklater ?

Commençons par l’évidence : Glen Powell confirme de plus en plus son statut d’acteurs américains marquants des prochaines années. De la même manière que celui lui servant de mentor, Tom Cruise, l’acteur fait preuve d’une grande versatilité dans ses nuances de jeu et n’hésite pas à se tourner en ridicule lorsqu’il le faut, comme le faisait Cruise dans Tonnerre sous les tropiques. Powell est la star de ce film et arrive à alterner différentes personnalités en se différenciant à chaque fois, tout en instaurant petit à petit un rapprochement entre elles, sans paraître forcé ou mal installé. Il arrive notamment à incarner un anglais psychopathe avec justesse, sans en faire trop, et en obtenant un accent anglais irréprochable. Son interprétation multiple dans le long-métrage participe d’ailleurs à la volonté analytique et critique du long-métrage, volonté qui sera détaillée ultérieurement. Pour ce qui est des acteurs gravitant autour de Powell, tous tiennent la route et, bien que l’acteur soit mis en avant par rapport aux autres, il n’empiète pas sur leur terrain de jeu, permettant à une Adria Arjona en pleine forme de lui tenir tête. Arjona offre une prestation émouvante et calme à la fois, confirmant ce que son rôle dans la série Andor laisse penser : elle est une excellente actrice à la recherche de bons films à mettre sur son CV. Les deux acteurs possèdent une alchimie crédible et faisant du bien, permettant à l’aspect comédie romantique du film d’être la plus abouti de l’année. Leur alchimie permet d’accentuer l’aspect sensuel du long-métrage, en particulier lors de la scène d’écoute. Linklater a conscience de la pudeur s’installant à Hollywood et essaie d’y répondre en la confrontant, tout en s’en servant dans sa réalisation pour exprimer des idées philosophiques, celles du ça et du surmoi.
L’importance du casting va au-delà de leurs performances étant donné que le scénario du film lui-même porte un regard méta sur le métier d’acteurs. En effet, par le jeu de masque et d’identité du long-métrage, Linklater dresse un parallèle évident avec le travail d’acteurs et la faculté de ceux-ci à porter des masques leur permettant d’être tout le monde et de peut-être trouver qui ils sont vraiment. Le long-métrage travaille cette question d’identité de manière plus globale en mettant en avant la question du changement et notre faculté à nous connaître par le biais des masques que l’on porte ou encore des rencontres que l’on fait.
La grande question du long-métrage est la suivante : si on ne se connaît pas soi-même, comment peut-on connaître l’autre, si ce n’est en assumant l’abandon de soi ? Cette question à laquelle Linklater répond donc par le besoin de l’autre et la nécessité des masques pour finir par se trouver, permet d’autres réflexions, notamment sur le fantasme de l’autre dans un couple et comment l’autre peut nous changer.

Pour traiter au mieux sa philosophie, Hit Man embrasse la noirceur de ses personnages sans oublier d’apporter un jugement sur leur violence, se servant d’elle pour rappeler qu’il existe en nous tous une part de noirceur. L’emprunt du film au néo noir vient consolider cette réfléxion philosophique, ainsi que son aspect méta-textuel sur les acteurs, tout en modernisant le genre et en le mélangeant avec d’autres, transformant cette quête d’identité textuelle en quête d’identité formelle, passant d’une comédie digne des frères Cohen à une comédie romantique puis à un film policier avant d’aborder le genre du néo noir. Le fond et la forme ne font alors qu’un dans le travail de Linklater.
La forme du long-métrage semble pourtant parfois mineure, notamment à cause de champs / contre-champs basiques présents à maintes reprises. Mais ce manque de grandeur dans la réalisation se fait compenser par certaines idées de Linklater : celui-ci apporte par son image une vision et un message en jouant avec nos attentes et en se servant de son médium, notamment en instaurant des extraits d’autres films pour travailler cette idée de recherche du réel dans notre identité. La plupart des idées de réalisation de Linklater sont permises grâce à la force du montage du long-métrage, celui-ci témoignant des envies de cinéma du film et permettant d’offrir une force aux propos de la voix-off. On pourrait toutefois lui reprocher des longueurs au milieu du film. La voix-off alterne entre absence d’utilité et ajout essentiel au fonctionnement comique du long-métrage.
En parlant de l’humour du long-métrage, celui-ci est de grande qualité : on rigole même lorsque notre boussole morale nous le refuse.
Pour revenir sur la forme, la photographie offre des plans sublimes et pleins de sens. Son principal travail consiste dans la gestion de la lumière et des néons, offrant une ambiance visuelle au film très singulière. Autre point jouant sur l’ambiance du film, la musique. Celle-ci parvient à aider à faire ressentir les émotions, sans pour autant prendre le dessus sur l’image et l’alourdir : la composition atteint le niveau idéal pour aider à enrichir l’image tout en apportant son style au long-métrage.
Les maquillages et costumes permettent eux aussi de jouer sur cette quête d’identité, à la fois sur le plan visuel, permettant un travail sur le genre du long-métrage par les personnages incarnés par Powell, mais aussi tout simplement sur le plan narratif, en illustrant la quête d’identité et montrant qu’il faut passer par différents types de personnalités pour se trouver.
Enfin, si le scénario aurait pu développer plus l’aspect tragique du personnage d’Adria Arjona, celui-ci ne laisse pas passer son message au profit des personnages : il en fait le moteur du long-métrage, la relation entre Powell et Arjona étant le cœur du long-métrage.

En conclusion, Hit Man de Richard Linklater emprunte à plusieurs pans du cinéma américain, passant de la comédie policière au film noir en passant par la comédie romantique. Linklater embrasse la noirceur de ses personnages et leurs esprits tordus en faisant de Hit Man un film philosophique nous rappelant la pudeur du cinéma américain et décidant d’aller à contre-courant. Le long-métrage porte un questionnement sur l’identité fluide et ludique qui s’associe à une réflexion métatextuelle sur le métier d’acteur, réflexion mise en valeur par le casting du film : Glen Powell en premier, celui-ci jouant de son image et de ce qu’il est afin d’accentuer le propos du film tandis que Adria Arjona témoigne d’une force capable de rivaliser avec le charisme de son partenaire. En bref, Hit Man est une petite réussite dont la sortie en streaming est regrettable, la proposition de cinéma de Linklater aurait mérité les salles de cinéma mais le destin en a décidé autrement.


Les graines du figuier sauvage de Mohammad Rasoulof, sorti le 25 septembre

La valeur cinématographique d’un film équivaut-elle à sa portée politique ? Bien évidemment que non, en témoigne notamment Napoléon de Ridley Scott. Pourtant, c’est une chose qui intéresse lorsque l’on regarde un film. Le cinéma, comme tous les arts, est politique et traité d’un film sans traiter de son aspect politique est oublier une part importante du long-métrage : ce qu’il veut raconter. Traiter de Les graines du figuier sauvage sans revenir sur l’aspect politique fort qui l’entoure serait oubli, bien que la critique ci-dessous s’efforcera de traiter principalement des qualités et défauts cinématographiques du long-métrage. Les graines du figuier sauvage est un film iranien tourné à la suite à la mort de Masha Amini, tuée par le régime iranien pour port du voile inapproprié. Pour échapper à la censure, le réalisateur tourne son film en secret et le fait monter par un monteur en Allemagne avant de se faire arrêter puis de réussir à fuir le pays pour le festival de Cannes, festival où le film est en compétition et repart avec un prix spécial du jury. Outre l’aspect politique fort du film et de sa production, celui-ci parvient-il à offrir une œuvre cinématographique réussie ? 

Tout d’abord, Rasoulof s’entoure pour son long-métrage de comédiennes de talent, ainsi que d’un comédien de haut niveau. Les quatre personnages principaux sont campés par des interprètes tout aussi talentueux. La direction d’acteurs leur permet d’offrir des performances dont la justesse fait écho au besoin du film pour ses personnages, son atmosphère et sa force politique. Les deux filles de la famille, jouées par Setareh Maleki et Mahsa Rostami font preuve d’un naturalisme dans leur jeu permettant de faire comprendre avec justesse l’importance de leur cheminement psychologiques : elles rendent par leur progression de jeu parfaitement cohérent le cheminement de leurs personnages, qui cherchent de plus à plus à s’émanciper du patriarcat meurtrier de l’Iran. Soheila Golestani, celle qui interprète la mère de famille, apporte une puissance onirique à son personnage et nuance son regard et ses mouvements, nous faisant nous questionner sur ses intentions mais aussi espérer sa prise de conscience. Enfin, Misagh Zare, l’acteur du père, fait preuve d’une capacité à passer d’une émotion à l’autre remarquable : commençant par nous faire nous attacher à lui, bien que la caméra semble parfois nous faire présager qu’il n’est pas aussi juste qu’il souhaite le montrer, il finit par devenir terrifiant. Tel un monstre de films d’horreur, son interprétation glaçante dans le final découle là encore d’une progression naturelle tout le long du film.
Si les filles sont au cœur du film, pivot moral et espoir d’un avenir meilleur pour le pays, le développement des parents offre un contrepoids intense, ceux-ci étant les deux options que peut amener la révolte des femmes en Iran. La mère est le moteur du long-métrage et son personnage répond à l’interrogation la plus intéréssante du film : comment une femme née dans un système patriarcale extremiste peut apprendre à en sortir, tout simplement grâce à l’accompagnement d’une jeunesse capable de faire ce qu’elle n’a jamais su faire. Au contraire, le père est le système corrompu et patriarcal qui refuse le changement : au lieu d’accepter que le monde évolue, il préfère suivre l’interprétation donnée par le système d’un texte sacré, refusant de remettre en cause ce système, même pour sa famille. La confrontation finale entre père et filles n’en est que plus forte par la métaphore qu’elle apporte alors : la jeune génération, celle prête à remettre en cause ce qui ne va pas et à offrir aux femmes leur liberté doit faire face au système patriarcal arriéré.
Ainsi, les personnages ne sont jamais écrits en dépit du message du film, ceux-ci sont au contraire moteurs du message : tout coule alors de sens dans la narration, Rasoulof profitant de la solidité de son scénario pour donner vie à des métaphores toujours bien amenées. Une des ingéniosité du long-métrage est sa capacité à jouer avec les genres, ne laissant jamais le spectateur en terrain connu. Commençant comme un drame social familial, Les graines du figuier sauvage joue alors avec le huis clos avant de se transformer en road-trip proche du thriller puis aborde de face le cinéma d’horreur, jouant avec certains de ses codes pour ses décors. En résulte un film complet dans lequel le mélange de genre se fait de manière logique, conservant une tonalité générale unique et une ambiance narrative solide.

La réalisation de Rasoulof offre un montage trop rapide dans ses champs / contre-champs, réduisant l’impact de certains dialogues, même si cette idée déroutante de réalisation peut être interprétée comme un symbole de pouvoir exercée par le mari sur son épouse. Cette potentielle faiblesse de réalisation mise de côté, Rasoulof offre une mise en scène puissante, pleine de sens et d’évocation. Par son image est décrit l’ensemble des relations entre les personnages, et surtout les enjeux de pouvoir dans cette famille. De nombreuses idées viennent illustrer le propos de Rasoulof, que ce soit à travers le travail du son ou par le surcardage des personnages, insistant sur leur enfermement dans la société iranienne. L’image est évocatrice par le biais des plans coupés ou de la focale, instaurant un stress intense ou bien encore par la gestion de la lumière, en particulier lors d’une scène : le père est illuminé, presque divin tandis que la mère n’a que son bras de visible, dans l’ombre, faisant tout pour rendre élégant son époux. En un plan, Rasoulof capture l’emprisonnement des femmes iraniennes, dans l’ombre de leur mari alors que sans elles ils ne seraient rien. Rasoulof est aussi capable de créer de l’horreur, notamment dans la dernière partie où le silence et les mouvements de caméra remplacent les dialogues pour donner espoir en la réussite des filles tout en faisant prendre conscience du danger constant de la situation pour elles. Rasoulof comprend aussi par son image ce qu’il avait compris à l’écriture : pour que son message soit fort, les personnages doivent êtres convenablement représentés. Sa réalisation les met alors au centre, tout tourne autour de ses femmes. Rasoulof et son monteur emploient des extraits de vidéos issus de réseaux sociaux dans le long-métrage, accentuant ainsi l’idée de leur importance pour le réveil des consciences politiques. On pourrait toutefois reprocher que ces extraits peuvent sortir du film mais leur importance vis à vis des personnages et leur installation à des moments propices arrivent à faire oublier ce détail.
Pour ce qui est de la photographie, le long-métrage met en avant la beauté de l’Iran, accentuant la tragédie de sa situation politique nauséabonde. La musique quant à elle apporte douceur et terreur tandis que le jeu des costumes et des décors se révèlent indispensables au récit, l’un pour la quête d’émancipation féminine dans la liberté de choisir comment s’habiller, l’autre dans la spatialisation du dernier acte permettant de jouer sur la tension. 

En conclusion, Mohammad Rasoulof réussit à associer la puissance politique de son long-métrage avec une puissance cinématographique inouïe. Sa caméra nous enferme comme ses héroïnes sont enfermées dans un régime tyrannique. Rasoulof prend soin de nous faire ressentir toute la tension politique de l’Iran à travers les formes du cinéma, passant d’un huis clos familial à un presque film d’horreur voire à un western. Si la réalisation paraît longue au début, elle ne devient que plus forte à mesure des minutes du long-métrage, agrippant le spectateur par sa force évocatrice et sa puissance visuelle. Jamais l’on ne remarque la difficulté du tournage, celle-ci ne servant à aucun moment d’excuses pour une quelconque perte de qualité, Rasoulof n’abandonnant jamais sa volonté de cinéma, celle-ci ne faisant qu’un avec sa soif de justice pour son pays. Rasoulof signe une œuvre politique marquante, un grand film de cinéma sur l’importance du réveil politique et de la lutte contre la tyrannie. Le cinéma comme tout art est politique, le cinéma comme tout art doit rendre compte de la tristesse politique du monde par ses forces qui lui sont propres : l’image et le son.


Une réponse

  1. […] Sorti sur Netflix dans le monde mais sur Mycanal en France, Hit Man est le nouveau long-métrage du réalisateur de la trilogie Before. Ce film est coécrit par l’acteur principal, la star montante d’Hollywood, Glen Powell. Le film emprunte à différents pans du cinéma américain, passant de la comédie romantique au film noir de première période. Linklater cherche à travailler sur l’image des acteurs à partir de ces genres. Hit Man est avant tout un film sur l’acting, empruntant d’ailleurs à Sartre ces questionnements sur l’identité et sur les masques que l’on porte. Linklater met en scène une réflexion métatextuelle, la travaillant notamment avec son montage, sur ce métier d’acteurs, sur comment prendre des rôles et arriver à trouver qui l’on est par les rôles. Le réalisateur met pour cela en scène deux acteurs montants : d’un côté Powell, jouant de son image, et de l’autre Adria Arjona, témoigne d’une force rivalisant avec le charisme de son partenaire. Si les deux n’ont pas d’oscars pour l’instant, une statuette devrait bien leur parvenir un jour. La réalisation n’hésite par à embrasser la noirceur des personnages, transformant son film noir en comédie noir. Le cinéma américain moderne est pudique, Linklater le sait et n’hésite pas à aller à contre-courant. Un petit film de cinéma américain qui aurait mérité la salle de cinéma. Ma critique ici.  […]

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